Obsolescence culturelle et autres considérations

ajouté le 2012-10-25T04:34:50 dans Suisse • par SwissTenguCommentaires
Tags: culture obsolescence piratage fomch

Il y a deux concepts qui semblent acquis à tout jamais dans le monde de la culture : l'obsolescence (aka rareté), et la cascade de distribution.

Ces deux concepts sont complètement absurdes pour au moins trois secteurs culturels : la littérature, la musique et le cinéma.

Pourquoi ? Simplement parce que ces trois secteurs sont numérisables assez simplement (note: pour les vieux films, c'est moins simple, mais toujours faisable), ce qui induit la possibilité de distribution illimitée dans le temps et en quantité. Ces concepts sont un non-sens et, j'ose le dire, une insulte à l'intelligence (toute relative) du public désirant assouvir ses besoins de consommateurs en… consommant, tout simplement. (Bon, le besoin de consommer est un concept tout aussi immonde, provenant de notre société et de son modèle, mais c'est une autre histoire, tout autant intéressante certes.)

Explications.

Actuellement, un éditeur achète les droits pour pouvoir produire ses supports physiques de manière exclusive, vend ses supports, et une fois arrivé au fond du stock, s'il voit la moindre inflexion dans le chiffre de vente, il ne va pas reconduire la production. Il arrête là. J'en vois déjà des qui s'agitent en disant "mais c'est faux, c'est trop simplifié !".
Le public perd donc un bout de culture. Certes, parfois cela vaut mieux (je vous laisse vous faire une liste des "DO NOT WANT" qui vous viennent en tête), mais ce n'est en tous cas pas à un éditeur de décider ce qui est bon ou non culturellement pour le peuple. Le peuple en question est censé avoir un esprit critique, et lui seul est apte à faire le tri de ce qu'il veut ou non. (Oui, bon, "esprit critique"… Peut-être faudra-t-il qu'il l'affûte un poil tout de même - après, tous les goûts sont dans la nature. Certain[e]s aiment vraiment Justin Bieber !)

De ce fait, on assiste à un appauvrissement des catalogues, parce que les "vieilleries" sont écartées au fur et à mesure. Oh, pas toutes. Elvis se vend encore très bien, alors on le ressert à toutes les sauces. Idem pour des films genre Blade Runner ou autres. Mais les petites choses n'intéressant qu'un nombre limité de personnes, on oublie. Introuvable, à moins qu'on n'aille fouiller les sites de seconde-main, ou qu'un vide-grenier autour de chez vous ne livre ses perles rares. Et, parfois, mieux vaut ne pas trop regarder l'état :(. Le pire étant si on désire une collection importante de livres (genre les 150 premiers tomes d'une série débutée dans les années 1960… bonne chance pour les trouver).

Une autre solution vient naturellement à l'esprit : Internet. Après tout, par ce biais, on accède à des dizaines, des centaines, des milliers de catalogues alternatifs. Certains légaux (mais rares, et limités), d'autres un peu plus dans la zone grise, celle qui fait bondir ces mêmes éditeurs qui se plaignent de la baisse de leurs ventes (on attend toujours les vrais chiffres des pertes dues au piratage et non à la baisse de qualité du "produit" qu'on tente de nous enfiler par tous les trous à prix prohibitifs).
Cela valide pas mal l'idée que les pirates font un backup de la culture mondiale à leurs frais (matériel de stockage, connexion Internet etc). En effet, c'est uniquement grâce à eux (et aux moteurs de recherche efficaces) que certains contenus sont encore plus ou moins disponibles.

Au final, ces pirates remplissent le rôle des éditeurs, à leurs frais, sur leur temps. Rôle que les éditeurs dédaignent du moment que le contenu perd un peu d'intérêt. De là, une conclusion s'impose d'elle-même : si le contenu n'est plus édité, donc plus disponible dans le monde, pourquoi ne passe-t-il pas d'office dans le domaine public ? Cela possède plusieurs avantages :
- ça va forcer l'éditeur à faire son job s'il ne veut pas que ça passe dans le domaine public (je vois des mains qui se lèvent - 2 minutes ;) )
- ça permettrait de supprimer cette durée de protection complètement ridicule (70 ans après la mort de l'artiste à l'heure actuelle, "still growing")
- ça permettrait à des œuvres d'avoir une seconde vie tant dans le domaine public que dans le monde physique, via des reprises, des remix, des citations etc

Pour les mains dressées qui s'agitent : rien n'empêche de mettre quelques conditions pour le sens donnée à "éditer un contenu culturel" : il faut produire au moins tant de pièces à l'année, distribuer dans au moins X pays. Et rien n'empêche de mettre un nombre d'année maximal durant lequel ce petit jeu pourra continuer. Bien que je ne me fasse pas d'illusion, on pourrait mettre une limite à 100 ans ça ne suffira pas à certains rapaces. Quoique s'ils sont obligés d'éditer, peut-être trouveront-ils que 20 ans suffiront largement :).
Pour un éditeur, le plus simple sera de numériser, et de mettre à disposition sur Internet, son pire ennemi depuis plus de 10 ans. Un juste retour de manivelle, non ? Cela permettrait d'avoir une foison de contenus numériques légaux comme jamais. De plus, l'argent n'ayant pas d'odeur, et ce encore moins sur Internet, l'éditeur n'aura absolument aucune raison de limiter l'accès aux contenus.
Si, en plus, le prix arrive à être correct, il n'y aura plus de raison de pirater les vieux contenus. Soit ils sont dispo sur une plate-forme légale, soit ils sont dans le domaine public. Point final.

Concernant le second concept, à savoir la cascade de distribution : le meilleur secteur pour voir son effet est le Cinéma : combien de fois avez-vous dû attendre des mois avant de pouvoir acheter un film, alors qu'il n'est même plus en salle dans votre pays ? Ça arrive à toutes les sorties de films, ou pas loin. Seuls les gros navets ont la «chance» de passer très rapidement dans les bacs des magasins, pour tenter de rapporter un peu d'argent et limiter la catastrophe.
Honnêtement, je n'ai jamais la patience d'attendre la sortie d'un film en dvd. Si je l'ai vu au cinéma et qu'il m'a plu, j'ai envie de pouvoir le revoir dans les deux semaines qui suivent. Sauf que le tarif "cinéma" est rédhibitoire. Et le DVD n'est pas dispo à la vente ni même la location. Par contre, il arrive souvent qu'on trouve au détour du Net une version relativement potable, permettant d'au moins se repasser les meilleures scènes et de patienter les 6-7 mois d'attente avant de pouvoir repasser à la caisse et obtenir la galette (qui, du fait de sa composition, est aussi une denrée périssable)… Alors, que fait-on, quand on ne veut pas attendre, et que rien ni personne ne vend légalement ce qu'on veut ? Bah, on se retourne vers le téléchargement. Encore.
Et, franchement, si on arrive à trouver une version plus que potable, ça diminue grandement les chances qu'on aille encore l'acheter. Après tout, on a payé la place de cinéma, ce qui, en Suisse, est très loin d'être gratuit (compter une vingtaine de francs suisse pour un ciné pas trop pourri, avec des sièges potables et un son pas trop bruité). On paie, en outre, des redevances "copie privée" sur pour ainsi dire tous les produits électronique qu'on achète (disque dur, tablette, smartphone, baladeur mp3, mediacenter etc). Alors, franchement... Encore payer ? Et qui plus est pour se faire insulter et agresser par les spots anti-pirate qu'on ne peut pas passer ?
Ou encore se faire enfiler une galette bourrée de DRM qu'on n'est même pas sûr de pouvoir lire sur son mediacenter ?
Sans compter les multiples limitations d'utilisation : mesures anti-copie (hey mais je paie des redevances pour la copie privée moi !), mesures empêchant de lire une galette US en Europe, etc. Autant de contraintes qui, au final, ont plutôt tendance à faire fuir le client, vous ne pensez pas ?

Le problème dans ce contexte est un poil différent du précédent : en effet, je doute que les cinémas soient ravis de voir que le film qu'ils passent est disponible dans les bacs en même temps. Encore que je ne sois même pas certain que ça influence sur le nombre d'entrées : une salle de cinéma, c'est pas pareil que son salon, même si on s'achète le super home-cinema de la mort qui tue. Y a pas l'ambiance, y a pas la même qualité.
Pour ma part, j'aime aller au cinéma. Faire la file, tenter d'obtenir "la" place centrée comme il faut, se lover dans le fauteuil et attendre avec impatience le début du film (avoir envie de trucider les gremlins en liberté qui gueulent et sautillent partout, maudire les 10 minutes de pubs toutes plus affligeantes les unes que les autres, aussi ;) )… Ouais, pour ma part, même si le film est dispo en galette, j'irai au cinéma. Et, si le film me plaît, j'irai le lendemain l'acheter dans un magasin. Ou à la sortie du cinéma, après tout, si ce dernier le vend (ah bin, hop, source de revenu supplémentaire permettant, pourquoi pas, de compenser tout ou partie d'un manque à gagner hypothétique).
Les seuls vrais perdants dans l'histoire, ce sont les loueurs de galettes. En effet, ceux-ci vont avoir un peu de mal. Mais c'est déjà de plus en plus le cas, avec la VoD de nos divers fournisseurs d'accès Internet et de services de télévision. Ce métier est appelé à disparaître de toutes façons, sauf quelques uns qui pourront tenir grâce à une clientèle fidélisée, ou des nostalgiques de la location de galettes. Mais, honnêtement, je pense qu'il serait temps de faire son deuil de cette branche. La location à l'air du numérique, c'est un peu comme une vieille locomotive à vapeur : c'est joli, ça fait sourire, peut-être un peu rêver, mais ça sert plus (dans les pays industrialisés).

Au final, l'obsolescence culturelle et le principe de cascade de distribution ne profitent qu'à une petite quantité de personnes, certaines appelées à disparaître de toutes façons. Certains métiers sont en sursis, ne survivant que grâce à cette cascade obsolète. Il faut tourner la page, et répondre aux besoins des clients. Ou alors continuer comme actuellement, à vouloir faire des lois, imposer des taxes (pardon, "redevances"), vouloir filtrer Internet à grands coups de DPI et autres idées très "trendy" actuellement. Une chose est sûre : le ridicule ne tue pas.
Dans une société où tout est de plus en plus immédiat, rester sur une position "on attend X mois entre le passage au cinéma et la sortie du DVD", ou encore "on attend X semaines entre le passage radio et la mise en vente du CD", c'est un peu comme refuser de suivre l'évolution. Comme si les dinosaures avaient refuser de geler sur place, en somme.
Comme déjà évoqué, le monde de la culture est sans doute le seul secteur se permettant de refuser des clients en fonction de limites géographiques. À l'heure d'Internet, réseau mondial accessible par un nombre impressionnant de clients potentiels, se permettre de dire "ce service (payant) n'est pas disponible dans votre pays" est une aberration.

J'ai, malheureusement, peu d'espoir qu'on arrive à une situation telle que décrite ci-dessus, avec un contenu culturel accessible en tous temps par divers moyens, sans limitation. C'est bien triste, parce qu'au final, les idées proposées ci-dessus ne semblent pas complètement stupides. Enfin, étant la personne les ayant émises, je ne suis sans doute pas le mieux placé pour les juger ;). Mais, d'un point de vue purement logique, je ne vois pas de faiblesse. Je ne pense pas non plus que les petits éditeurs (i.e. pas les gros US qui nous emmerdent à longueur d'année avec leur #copyrightmadness) vont en souffrir. Peut-être même au contraire, puisqu'on pourrait voir fleurir de nouveaux contenus basés sur de l'existant, passé dans le domaine public plus rapidement qu'actuellement possible.
Peut-être est-ce la bonne solution pour régler les différents entre les communautés d'internautes, les éditeurs et les artistes ?

Ça mérite qu'on creuse un peu non ?

T.


PS : ce billet avait été commencé le 21.10.2012, c'est-à-dire avant la parution de cet article sur Numerama. C'est une bonne idée de la part de la Commission Européenne, mais ils sont trop prudents, en ce sens que je doute qu'un puisse faire des projections en fonction des résultats de l'essai. En effet, le cinéma d'art et d'essai ne touche de loin pas le même public que les grosses productions américaines. Or, ce sont elles qui sont le plus piratées, et c'est principalement à cause de cet état de fait qu'on tente de nous enfiler par tous les moyens des ACTA, CETA et autres accords commerciaux de ce genre :(. À suivre de près tout de même, et il faudra se tenir prêt à pousser la CE à tenter l'expérience avec des films plus "mainstream". Je suis convaincu qu'on arrivera à régler pas mal de problèmes, et que ce sera, en plus, pour le bénéfice de tout le monde, y compris les consommateurs - ce qui change des autres idées/pistes explorées.
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Masse critique , le 2012-10-25T08:25:25

Très bon article!
Un petit chiffre: plus de 75% de la musique n'est plus éditée aujourd'hui. Pour moi, de facto, ces 75% sont dans le domaine public. J'estime que l'éditeur a laissé échoir ses droits sur l'oeuvre et qu'il renonce à gagner de l'argent avec. Qu'un juge vienne me dire le contraire!
Victor Hugo a dit: "Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient -le mot n'est pas trop vaste- au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous."

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Alias , le 2012-10-25T09:48:03

À mon avis, entre les écrans à très haute définition et les imprimantes 3D, d'autres formes d'art comme la peinture et la sculpture vont elles aussi, à terme, être numérisables et duplicables. Cinéma, musique et littérature le sont juste déjà, à l'heure actuelle.

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SwissTengu , le 2012-10-25T10:03:47

@Masse Critique : aurais-tu une source pour ce 75% ? Ça m'intéresse :)

@Alias : oui, clair que d'autres secteurs vont être touchés avec l'avancée des technologies. Les trois cités ne se veulent pas exhaustifs, et ne le sont que parce qu'ils font beaucoup parler d'eux. Je pense que la sculptures sera la prochaine "cible", avant la peinture (un écran HD, même retina, ne peut pour le moment pas avoir le même rendu qu'une toile, principalement à cause du relief possible).

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Masse critique , le 2012-10-25T12:30:51

@Tengu: De mémoire, c'est un chiffre cité par Lessig dans "Free Culture", je vais vérifier...

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Masse critique , le 2012-10-25T12:35:00

C'est dans les notes, p. 314:
"By one estimate, 75 percent of the music released by the major labels is no
longer in print. See Online Entertainment and Copyright Law—Coming
Soon to a Digital Device Near You: Hearing Before the Senate Committee
on the Judiciary, 107th Cong., 1st sess. (3 April 2001)"

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Masse critique , le 2012-10-25T13:32:01

Pour moi, un des éléments-clés à garder en tête, c'est l'idée de "vie commerciale" d'une oeuvre. Chaque oeuvre commerciale a un vie durant laquelle elle est vendue. Une fois cette vie terminée (quand le disque n'est plus pressé, quand le livre n'est plus ré-édité, et que les stocks sont épuisés), commence la vie que j'ai envie d'appeler "naturelle" de l'oeuvre. Le livre ou le disque est vendu sur les marchés aux puces (hors de tout contrôle des ayants-droits! quelle horreur!) mais il est considéré comme "mort" pour l'éditeur d'origine. Dans ce cas de figure, je trouve inconcevable et ridicule de continuer à exiger une protection juridique pour cette oeuvre, au détriment de son apport à la culture humaine et de la créativité qu'il pourrait en résulter. Pour moi, la durée du copyright devrait être fonction de la durée de vie commerciale de l'oeuvre, et non de la durée de vie de l'auteur. Une fois la vie commerciale de l'oeuvre terminée, hop, retraite pépère dans le domaine public. :)

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Masse critique , le 2012-10-25T13:35:12

Evidemment, le cas de la musique dématérialisée est particulier, puisque le maintien dans le commerce d'une oeuvre coûte infiniment moins cher qu'avec des disques. Dans ce cas-là, on peut estimer que quand les ventes passent sous un certain seuil, l'éditeur n'aurait pas maintenu la production "physique" et que donc, la vie commerciale est terminée.

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Alias , le 2012-10-25T13:44:31

Ce que je soupçonne, c'est que, comme tout changement majeur, il faudra une génération pour qu'il soit compris et intégré.

En d'autres termes, la digitalisation des œuvres ayant réellement commencé vers l'an 2000, je pense que l'on verra les majors (survivantes) réellement commencer à prendre cette nouvelle réalité en compte vers 2025-2030.

Dans l'intervalle, elles vont continuer à prétendre que c'est Contre l'Ordre Naturel des Choses et réagir contre.

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Masse critique , le 2012-10-25T13:45:05

Victor Hugo allait même bien plus loin:
"L'auteur a évidemment un droit absolu sur son oeuvre, ce droit est complet. Il va très loin, car il va jusqu'à la destruction. Mais entendons-nous bien sur cette destruction.
Avant la publication, l'auteur a un droit incontestable et illimité.
Supposez un homme comme Dante, Molière, Shakespeare. Supposez-le au moment où il vient de terminer une grande oeuvre. Son manuscrit est là, devant lui, supposez qu'il ait la fantaisie de le jeter au feu, personne ne peut l'en empêcher. Shakespeare peut détruire Hamlet ; Molière, Tartuffe ; Dante, l'Enfer.
Mais dès que l'oeuvre est publiée l'auteur n'en est plus le maître.
C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C'est ce personnage-là qui dit : Je suis là, je prends cette oeuvre, j'en fais ce que je crois devoir en faire, moi esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais. L'oeuvre n'appartient plus à l'auteur lui-même. Il n'en peut désormais rien retrancher."

Tout le texte est très intéressant :
http://www.inlibroveritas.net/...

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Mutus liber , le 2013-01-02T22:33:47

Les acteurs du monde du livre ont, à mon sens, eu tort de céder aux sirènes de la dématérialisation.
A terme c'est, pour moi, la mort programmée du monde de l'édition, de la lecture, et de l'exhaustivité des archives disponibles.

Dommage d'accélerer une fois de plus la disparition d'une forme de culture, même au prix du développement d'une autre ...
En attendant la meilleur bibliothèque est celle que l'on peut encore se constituer chez soi ;)

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SwissTengu , le 2013-01-03T08:07:28

Bonjour Mutus,

Je ne peux pas aller dans votre sens :
- même en dématérialisé, on a besoin d'éditeur (ou plutôt, d'auteur-éditeur)
- une fois dématérialisé, c'est d'office archivé en multiples exemplaires, accessibles potentiellement par la terre entière, avec des moyens tellement faibles qu'ils en deviennent risibles

Aussi, avec les livres dématérialisés, on améliore le confort lors de recherches dans des textes (manuels, livres de références etc).

Je préfère un livre papier, mais selon les cas, je trouve que le format numérique est fort pratique, ne serait-ce que pour partir en vacances…

Là où ils ont eu tord, c'est de vouloir, à nouveau, enfermer les lecteurs dans leurs modèles propriétaires bourrés de DRM… C'est ça qui fait mal. Sans compter le prix de vente pour un bien numérique, parfois plus cher que le livre au format papier !!

T.

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